Quoi de neuf ?
Formation en entreprise : révision de textes et correction d’épreuves
Édition, communications, publicité
Les membres de votre personnel doivent composer avec des échanges de fichiers entre rédacteurs, réviseurs et chefs de production. Ils doivent travailler ensemble et viser le produit parfait.
Les Services d’édition proposent des stratégies de travail pour réviser les textes avec la fonction Suivi des modifications déjà incluse dans votre logiciel Word de Microsoft.
Une fois la mise en pages réalisée, nous vous proposons d’autres stratégies pour corriger les épreuves sur les fichiers PDF à l’aide des outils du logiciel Acrobat d’Adobe (version 8).
Deux blocs de formation indépendants l’un de l’autre : un premier en révision de textes et un deuxième en correction d’épreuves. Les rencontres se déroulent dans les bureaux mêmes des entreprises dans un environnement informatisé.
Chaque bloc comprend deux séances de trois heures : présentation de la méthode de travail, liste des points à surveiller, démonstration, exercices à faire puis correction et discussion au cours de la deuxième séance.
Préparés sous forme modulaire, les ateliers peuvent facilement s’adapter aux besoins et aux contenus habituellement traités par les divers organismes et entreprises.
Pour plus de renseignements, n’hésitez à communiquer avec Guy Connolly à info@servicesdedition.com.
Guy Connolly a repris ses cours cet automne
Au trimestre d’automne 2008, Guy Connolly assure une autre session de cours à la Faculté de l’éducation permanente (FEP) de l’Université de Montréal. Il s’agit d’un cours donné dans le cadre du Certificat de rédaction française qui s’adresse aux personnes qui désirent se perfectionner dans le travail d’édition en français.
La révision des textes se fait à l’écran (dans Word), et la pédagogie du cours fait largement appel aux nouvelles technologies de l’information, tout particulièrement Internet. La correction des épreuves se fait encore sur papier ou dans le logiciel Acrobat. C’est ainsi que le recueil de textes n’est plus offert que dans le site géré par l’Université et que l’ensemble des renseignements, plans des rencontres, résultats des évaluations, etc. sont mis en ligne et mis à jour régulièrement. De plus, les étudiants doivent faire parvenir leurs fichiers, corrigés à l’écran, au professeur en les téléversant dans le site. Ces derniers sont évalués puis retournés dans le site, où l’étudiant peut les récupérer. Le but de cette approche pédagogique est de rendre plus facilement accessibles, 24 heures par jour, tous les renseignements et documents relatifs au cours, mais surtout de plonger les étudiants dans la réalité actuelle, entre autres le travail à distance. Un accès à Internet est donc nécessaire. Le professeur n’est pas seulement virtuel : il est en classe avec les étudiants pendant 45 heures.
La FEP offre ce cours au trimestre d’automne 2008 au campus Laval. Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec Mme Lise Malo à l’Université de Montréal au 514 343-6111, poste 2940, sautez à la page ou communiquez directement avec le professeur : guy.connolly@umontreal.ca.
Nouveau logo, nouveau site, nouvelle image
Depuis deux ou trois ans aux Services d’édition, profonde mutation. Un déménagement, un bureau virtuel installé dans un extranet, une façon de travailler originale.
Nous avons voulu marquer ce pas en créant un nouveau site Internet et en nous identifiant par un nouveau logo.
Ce site, vous y êtes, vous le voyez. Nous l’avons voulu informatif, il va sans dire, mais aussi explicatif. Il informe sur ce que nous faisons de mieux, sur les façons de nous joindre, mais il explique aussi comment nous travaillons, quels sont les choix orthographiques, stylistiques et typographiques que nous mettons de l’avant dans les textes que nous traduisons et révisons.
Nous l’avons voulu d’un commerce agréable. Allez-y, cliquez un peu partout. Il affiche clairement nos nouvelles couleurs et utilise à fond notre nouveau logo.
Nous avons voulu ce logo à la fois simple et évocatif, très XXIe siècle. « Notre objectif était de simplifier le logo-signature précédent tout en créant quelque chose de sympathique », explique Sylvain Lemire, directeur artistique chez Ardoise, qui a conçu cette signature puis le site. « Simplifier en raccourcissant le nom de l’entreprise à Connolly et rendre sympathique avec ce grand C élégant, qui est aussi un symbole très connu (“effacer” ou “enlever”) dans le domaine de la correction des textes. C’est tout à l’image de cette entreprise : simple, efficace et conviviale. »
C’est en fait le fruit d’une longue collaboration entre les deux entreprises, qui se poursuit et se relance sans cesse depuis une douzaine d’années.
Beaucoup de nouveautés, mais nous essayons de toujours rester les mêmes.
J'écris... j'écrirais même plus ! répétaient Ève Therrien et Virginie Blanchette-Doucet
Le 18e Marathon d’écriture intercollégial s’est déroulé à Montréal toute la nuit du 7 au 8 mars dernier, de 13 h 30 à 13 h 30. À la fin de ce marathon d’écriture unique, dont la présidente d’honneur était Francine Ruel, chacun des étudiants a remis un texte, son favori, afin de composer un recueil de plus de 280 pages (J’écris... j’écrirais même plus !) édité sous la supervision des Services d’édition Guy Connolly et disponible auprès de M. Gilbert Forest, responsable de l’événement.
Francine Ruel confie dans son mot d’introduction du recueil : « Bravement tout au long de ces 24 heures d’écriture, ils ont adopté la devise d’Albert Einstein qui dit que “l’imagination est plus importante que le savoir” ! Et si l’on avait secoué la bulle de chacun à la fin de ce magnifique marathon, on aurait pu voir, dans leur tête, des mots, des phrases, des idées, des images, tracés sur des bouts de papiers blancs, voler dans tous les sens. »
Guy Connolly a assuré la révision des textes et la correction des épreuves, aidé de cinq de ses étudiantes (Souhaila Ayache, Sarah Couillard, Marie-Ève Londei, Magalie Morin et Marthe Roberge) et d’un de ses étudiants (Serge Capelle). Magalie Morin était responsable de la mise en pages.
Comme chaque année depuis six ans, c’est un grand plaisir pour nous de participer à cet événement et d’offrir en cadeau notre travail aux organisateurs et, surtout, aux jeunes auteurs.
C’est pour nous un grand honneur de reproduire ici les textes des deux lauréates.
PREMIER PRIX
Ève Therrien
Centre d’études collégiales de Carleton
C’est dimanche. C’est dimanche, et j’ai du pain dans mes poches. Je me dirige d’un pas absent vers le lac situé derrière le chalet familial. Sous les arbres, j’aperçois deux bancs de bois grossièrement travaillés placés face à face, séparés par le lac. Mon grand-père les avait fabriqués pour reposer ses vieilles jambes lorsqu’il nourrissait les canards.
Lorsque j’étais jeune, mon père et moi venions à ce lac tous les dimanches. Nous prenions place, chacun sur un banc, armés de nos miettes de pain. Nous essayions d’attirer les canards loin de l’autre pour obtenir les 15 sous mis en jeu. Je gagnais toujours fièrement en pensant que j’avais une meilleure tactique que mon père. Je réfléchissais gravement à l’endroit où je devais lancer le prochain morceau de pain, et cela me faisait gagner en attirant tous les canards de mon côté. Pendant ce temps, à mon insu, de l’autre côté du lac, mon père mangeait le pain destiné aux canards et m’observait avec un sourire aux lèvres. C’est ainsi que nous passions nos dimanches après-midi, moi m’enrichissant dignement de 15 sous et lui, d’un imperceptible surplus de poids.
Puis, j’ai grandi et quitté la maison familiale : la vie a changé, mais non les dimanches. J’ai continué à m’enrichir de 15 sous par semaine malgré la futilité de ce montant pour un adulte. C’était la tradition.
Aujourd’hui, c’est dimanche. Je suis assise sur mon banc de bois, le même depuis 23 ans. J’ai les poches pleines de pain sec. Je lance rapidement les miettes dans le lac, l’une à la suite de l’autre, puis j’observe les canards se les arracher. Finies les tactiques. Aujourd’hui, le banc d’en face est vide. Rien ne change pour les canards.
DEUXIÈME PRIX
Virginie Blanchette-Doucet
Cégep de Drummondville
Il est encore là, fidèle au poste. Après toutes ces années d’attente dans le souterrain, jamais il n’a manqué un rendez-vous.
Sa cravate bien lisse, ses cheveux ordonnés, d’un naturel inspirant la confiance, le respect, la réussite surtout, il le regarde de l’autre côté, d’en face, du banc.
Il lui sourit et l’autre lui répond en même temps. Ils ne se parlent jamais, mais s’admirent certainement. Et quand un badaud innommable passe, les empêchant de se voir, ils serrent les dents, regardent leur montre, effacent un pli de pantalon et lâchent un soupir rassuré dès qu’ils retrouvent de l’autre le regard.
Puis, quand chaque matin le train entre en gare, il récupère sa mallette, et l’autre fait pareil. Se saluant d’un distingué signe de tête, ils se quittent.
Et le lendemain, pareil.
Et le surlendemain, pareil.
S’asseyant station Schuman, un matin différent, il a un sursaut horrifié.
Il a dû se produire un terrible accident durant la nuit pour que l’autre le dévisage ainsi, la figure entièrement déformée, d’une laideur épouvantable.
Frénétiquement, il cherche de la monnaie dans ses poches, se rue vers le téléphone, ce qui lui fera sans doute rater le train, mais l’urgence est évidente.
Il faut s’assurer que, dès demain matin, station Schuman, soit remplacé le miroir en face du banc.