Quoi de neuf ?

Formation en entreprise : révision de textes et correction d’épreuves

Édition, communications, publicité

3 novembre 2010Les membres de votre personnel doivent composer avec des échanges de fichiers entre rédacteurs, réviseurs et chefs de production. Ils doivent travailler ensemble et viser le produit parfait.

Les Services d’édition proposent des stratégies de travail pour réviser les textes avec la fonction Suivi des modifications déjà incluse dans votre logiciel Word de Microsoft.
Une fois la mise en pages réalisée, nous vous proposons d’autres stratégies pour corriger les épreuves sur les fichiers PDF à l’aide des outils du logiciel Acrobat d’Adobe (version 8).

Deux blocs de formation indépendants l’un de l’autre : un premier en révision de textes et un deuxième en correction d’épreuves. Les rencontres se déroulent dans les bureaux mêmes des entreprises dans un environnement informatisé.

Chaque bloc comprend deux séances de trois heures : présentation de la méthode de travail, liste des points à surveiller, démonstration, exercices à faire puis correction et discussion au cours de la deuxième séance.

Préparés sous forme modulaire, les ateliers peuvent facilement s’adapter aux besoins et aux contenus habituellement traités par les divers organismes et entreprises.
Pour plus de renseignements, n’hésitez à communiquer avec Guy Connolly à info@servicesdedition.com.

Guy Connolly donne de nouveau ses cours cet hiver

6 janvier 2012Au trimestre d’hiver 2012, Guy Connolly assure une autre session de cours à la Faculté de l’éducation permanente (FEP) de l’Université de Montréal. Il s’agit d’un cours donné dans le cadre du Certificat de rédaction française qui s’adresse aux personnes qui désirent se perfectionner dans le travail d’édition en français. Le cours est offert au campus de Longueuil.

La révision des textes se fait à l’écran (dans Word), et la pédagogie du cours fait largement appel aux nouvelles technologies de l’information, tout particulièrement Internet. La correction des épreuves se fait principalement dans le logiciel Acrobat. C’est ainsi que le recueil de textes n’est plus offert que dans un site géré par l’Université (StudiUM) et que l’ensemble des renseignements, plans des rencontres, résultats des évaluations, etc. sont mis en ligne et mis à jour régulièrement. De plus, les étudiants doivent faire parvenir leurs fichiers, corrigés à l’écran, au professeur en les téléversant dans le site. Ces derniers sont évalués puis retournés dans le site, où l’étudiant peut les récupérer. Le but de cette approche pédagogique est de rendre plus facilement accessibles, 24 heures par jour, tous les renseignements et documents relatifs au cours, mais surtout de plonger les étudiants dans la réalité actuelle, entre autres le travail à distance. Un accès à Internet est donc nécessaire. Le professeur n’est pas seulement virtuel : il est en classe avec les étudiants pendant 45 heures.

La FEP offrira ce cours au trimestre d’automne 2012 au campus principal. Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec Mme Lise Malo à l’Université de Montréal au 514 343-6111, poste 2940, sautez à la page ou communiquez directement avec le professeur : guy.connolly@umontreal.ca.

Nouveau logo, nouveau site, nouvelle image

10 février 2007 Depuis deux ou trois ans aux Services d’édition, profonde mutation. Un déménagement, un bureau virtuel installé dans un extranet, une façon de travailler originale.

Nous avons voulu marquer ce pas en créant un nouveau site Internet et en nous identifiant par un nouveau logo.

Ce site, vous y êtes, vous le voyez. Nous l’avons voulu informatif, il va sans dire, mais aussi explicatif. Il informe sur ce que nous faisons de mieux, sur les façons de nous joindre, mais il explique aussi comment nous travaillons, quels sont les choix orthographiques, stylistiques et typographiques que nous mettons de l’avant dans les textes que nous traduisons et révisons.

Nous l’avons voulu d’un commerce agréable. Allez-y, cliquez un peu partout. Il affiche clairement nos nouvelles couleurs et utilise à fond notre nouveau logo.

Nous avons voulu ce logo à la fois simple et évocatif, très XXIe siècle. « Notre objectif était de simplifier le logo-signature précédent tout en créant quelque chose de sympathique », explique Sylvain Lemire, directeur artistique chez Ardoise, qui a conçu cette signature puis le site. « Simplifier en raccourcissant le nom de l’entreprise à Connolly et rendre sympathique avec ce grand C élégant, qui est aussi un symbole très connu (“effacer” ou “enlever”) dans le domaine de la correction des textes. C’est tout à l’image de cette entreprise : simple, efficace et conviviale. »

C’est en fait le fruit d’une longue collaboration entre les deux entreprises, qui se poursuit et se relance sans cesse depuis une douzaine d’années.

Beaucoup de nouveautés, mais nous essayons de toujours rester les mêmes.

Bilbo Cyr et Caroline Scott, des passagers en transit

30 septembre 2011Le 21e Marathon d’écriture intercollégial s’est déroulé à Montréal toute la nuit du 4 au 5 mars dernier, de 13 h 30 à 13 h 30. À la fin de ce marathon d’écriture unique, dont le président d’honneur était M. Michel Brûlé, chacun des étudiants a remis un texte, son favori, afin de composer un recueil de plus de 175 pages (Passagers en transit) édité sous la supervision des Services d’édition Guy Connolly et disponible auprès de M. Gilbert Forest, responsable de l’événement.

M. Brûlé confie dans son mot d’introduction du recueil : « Quand j’ai commencé à lire La lettre hurlante de Caroline Scott, je ne savais pas quel en était le sujet. En comprenant que l’auteure se mettait dans la peau d’une victime de viol, qui confrontait son agresseur, mon cœur s’est mis à battre très fort. J’ai compris que je n’avais que quelques minutes pour m’approprier ce texte bouleversant afin de lui rendre justice au moment de la lecture publique. Il ne me restait alors plus que deux ou trois minutes pour apprivoiser celui de Bilbo Cyr : disons que j’ai slammé par moments et, à d’autres, bêché. »

Guy Connolly a assuré la révision des textes et la correction des épreuves, aidé de trois de ses étudiants : Monique Béziade, René Flageole et Marie Mousse Léonard. Magalie Morin est responsable de la mise en pages, inspirante.

Comme chaque année depuis neuf ans, c’est un plaisir sans cesse renouvelé de participer à cet événement et d’offrir en cadeau notre travail aux organisateurs et, surtout, aux jeunes auteurs.

C’est pour nous un grand honneur de reproduire ici les textes des deux lauréats.

 

PREMIER PRIX

Gaspésie à vendre pour les pièces

Bilbo Cyr

Cégep de la Gaspésie et des Îles

La plume en feu me gratte la feuille : « Crier ma rage sur papier. » Ma Gaspésie, au cœur de pierre radioactive, se laisse désirer par le capital, peu scrupuleux du délit et du détail. Haut et fort, je le clame : « Je n’ai jamais rien eu à vendre. Si j’ai l’air d’être contre tout, c’est parce que c’est toujours la même affaire ! »

Cette fois, c’est la mine. C’est con ! C’est con, ta mine ! Les chèques matent et viennent à bout des tabous. L’élue nous use le jus. Sa parole dort parce que son silence est d’argent. Tout le monde danse entre l’évident et l’évidemment. L’avide dément ment. Le prospecteur prospère. La Loi sur les mines mine surtout la crédibilité des vendeurs de pays en vrac, à plat ventre, au plus vite.

Je l’écris et le crie : « De l’uranium au fond de la baie, c’est une mauvaise idée. C’est comme prendre le bois du mât pour se faire du feu dans la cale. »

Est-ce un leurre, un exutoire, un drapeau rouge pour éviter les verts foncés ? Est-ce une façon de détourner l’attention du pétrole sous bâillon de Gaspé ? Est-ce un bouc ou un bélier ? Un coup la porte ouverte, comment faire partir le vendeur de tapis ? Si tout est permis, plus rien n’est sacré !

Je persiste, je persifle et signe. Tel un marteau sur un clou, je frapperai jusqu’au bout. Je n’ai pas dit mon dernier mot : « Bonjour Nathalie, ma députée, si tu me lis ! »

 

DEUXIÈME PRIX

La lettre hurlante

Caroline Scott

Collège Ahuntsic

Je t’écris parce que je ne sais plus les paroles accusatrices. Parce que ta haine a verrouillé mes mâchoires cette nuit-là. Tu ne le sais peut-être pas, mais tu m’as rendue muette. J’aurais aimé te dire d’arrêter. Dans l’obscurité de la chambre, j’ai voulu trouver les mots, mais ils étaient égarés dans le tremblement de mon corps, dans les dédales obscurs de mon cerveau qui paniquait. Mes lèvres se sont entrouvertes, prêtes à m’extirper n’importe quoi, un murmure, une plainte, un cri. Hélas, tu as bâillonné ma bouche de tes baisers immondes, ta langue insolente ne parlant pas la mienne. Tu m’as serrée trop fort, comme on sert les dents pour ne pas frapper. Et même si tu les as serrées bien fort, tu as frappé. Tu m’as ouverte, comme on écartèle un livre attendu, pressé de connaître mon contenu. Quels mots aurais-je pu t’apprendre à toi qui avais lu la vie avant même que je ne la connaisse ? Quelle histoire aurais-je pu raconter pour que je te fascine à ce point ? Jamais tu n’as eu à subir mon hurlement d’impuissance. Tu as tué ma voix, mais j’ai appris à écrire. Voici donc le cri que j’aurais dû émettre, cette nuit-là. Je te l’écris afin que tu puisses le réentendre une fois ou deux encore. Je veux que les lettres te crachent au visage, je te l’écris afin que toutes les femmes aphones se rappellent comment hurler. Je te l’écris pour que les mots de ton viol ne grandissent pas en moi comme un fœtus méprisable. Je t’écris mon cri pour que jamais il ne s’amenuise, pour que tu entendes, toujours, l’écho de la voix d’enfant que tu m’as dérobée.